11 novembre 2006

Tics... et toc !

 

    Nous subissons depuis des années l' insupportable "en fait" qui introduit bon nombre de phrases énoncées par nos contemporains. La contagion a même gagné d'excellents journalistes de radio et de télé. En fait (!) , ces "en fait" qu'on devrait réserver aux phrases restrictives ne signifient généralement rien puisqu'ils ne s'accompagnent d'aucune idée d'opposition.

   Avez-vous remarqué que, depuis quelque temps, un nouveau tic faisait des ravages ? On entend couramment des "Je suis un peu effaré par ce que tu me dis", "Elle était un peu épuisée par son boulot" ou "Je suis un p'tit peu consterné par cette nouvelle", ce qui constitue autant d'aberrations...

Bientôt, on pourra entendre au cours d'un enterrement :

 "Repose en paix, toi qui es un peu mort

tu resteras, dans nos coeurs, un p'tit peu inoubliable"

 

Une chose est sûre :

ce siècle sans éthique

et immature

ne manquera pas de tics...

               C'est un p'tit peu désespérant, non ?

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En fait, ce billet aurait pu s'intituler "Gênes et tics" mais je n'aime pas trop les jeux de mots

-Ben, mec, on dirait pas, à lire tes titres !

- Ok, Ok, Casse Blogue,  mais à doses homéo-pas-tics.

 

 Euh... Annie, va falloir mettre "un p'tit peu"  [là, c'est bon !] moins de champignons hallucinogènes dans la prochaine omelette !