11 mai 2007

Esclavage : repentance à sens unique... et racisme à l'envers

Additif jeudi 10 mai.

Entendu ce matin sur Europe 1 ces sages propos d'Edouard Glissant, auteur de "Mémoire des Esclavages"... Notez bien :  "des esclavages" !  le pluriel est important, car il inclut tous les responsables évoqués hier (c.f. ci-après)  , et pas seulement l'Occident. Il a dit ceci  :

"Il n'y a pas lieu d'exiger de repentance, il faut partager  la lumière sur ce qui s'est passé [...] Il a insisté  "Pas de repentance, mais le partage des consciences de l'Histoire"

Au fait, qui est  ce vilain traitre à la cause du repentir de l'homme occidental ? Qui est Edouard Glissant ? Un des plus grands et célèbres poètes noirs francophones, avec  Maunick, Senghor et Césaire.

Il est bien qu'un descendant de victimes de la traite des noirs tienne ces propos qui replacent ceux-délirants-  de  Dieudonné et -dans une moindre mesure- ceux de Taubira,  à leur vraie place idéologique, celle de la propagande hémiplégique du politiquement correct et de l'  historiquement mensonger par omission. Laquelle flirte avec un autre racisme, un racisme à l'envers que l'on ne réprime guère, ou pas du tout.

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Mercredi 9  mai.

Demain, journée de Commémoration de l'abolition de l'esclavage... Avec la présence de Sarkozy. Eh bien , pour les promesses, c'est mal parti ! A moins qu'il n'ait le courage de mettre les pieds dans le plat de l'Histoire à la sauce autoflagellante.

L'esclavage fut une monstruosité. Le sort fait à des millions d'Africains justifie sans aucun doute une  commémoration et une  Journée Mondiale. Mondiale et pas seulement nationale.  Cela  sans tronquer la vérité historique et sans oublier, comme par hasard, la lourde responsablité des pays non occidentaux

Devoir de mémoire, d'accord, mais pas unilatéral ni à sens unique... donc inique !

Olivier Petré-Grenouilleau l'a fait courageusement  et a tenu bon , malgré le terrorisme intellectuel d'universitaires adeptes de politiquement correct  (Voir son  ouvrage "Toutes les traites négrières"  désormais en livre de poche.    Françoise Chandernagor a dénoncé  également cette "Mémoire " sélective  , s'irritant du fait que des "collectifs" autoproclamés par 3 pelés-tondus aient le culot de vouloir attaquer en justice des historiens qui ne font que révéler la vérité : des faits mettant en cause des cultures non occidentales.

Faits historiquement incontestables mais sciemment occultés pour des raisons évidentes d'"historiquement correct". Ainsi de la traite des Noirs dont seule la filière atlantique est mise en cause dans les programmes scolaires, en oubliant la complicité de nombreuses tribus africaines elles-mêmes, et surtout l'esclavagisme musulman qui a sévi massivement et durablement, sans qu'un hypothétique Montesquieu de là- bas ne s'en offusque ni que les pays concernés n'esquissent, à ma connaissance, le mondre repentir.

En googolisant, vous trouverez même de la propagande d'"imams" également autoproclamés qui nient les faits avec l'assurance que donne une longue pratique de la haine, du mensonge et de la diatribe anti-occidentale .

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Extraits de travaux d'historiens objectifs : toutes les traites des Noirs sur l'excellent site :

http://les.traitesnegrieres.free.fr/index2.html

Sur herodote.com "La traite arabe a commencé en 652, dix ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd a imposé aux Nubiens (les habitants de la vallée supérieure du Nil) la livraison de 360 esclaves par an.

Les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d'individus le nombre d'Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle. Ces contingents très importants de main-d'oeuvre servile contribuèrent à la stagnation économique et sociale du monde musulman. Ils causèrent aussi de nombreux troubles".

Et sur wikipedia :

"Malgré son interdiction par les colonisateurs, à la fin du XIXe siècle, l'esclavage continue d'exister dans le monde arabo-musulman jusqu'en 1980, date de l'abolition officielle de celui-ci par la Mauritanie. À noter que l'Arabie saoudite ne l'a aboli officiellement qu'en 1960. Cet esclavage fait partie de la traite dite orientale qui aurait déplacé environ 17 millions de noirs - fragilisant ainsi l'Afrique".

------ Ce qui évidemment n'excuse nullement la traite atlantique, mais comment se fait-il que ce soit la seule dont parlent les programmes d'histoire hémiplégiques, alors que  plus de 25 millions d'esclaves noirs ont été déportés par les Africains eux-mêmes et des pays musulmans ?

 

19 novembre 2006

La tolérance a bon dos !

A propos de la "journée de la tolérance" du 16 novembre

Du temps de la Mitterrandie finissante, Bedos avait dénoncé, dans un de ses spectacles, la  coupable tolérance envers l'excision, la polygamie  et autres pratiques exotiques, traditionnelles voire religieuses - pratiques que certaines belles âmes  de l' ultra-gauche et des exhibeurs de petites mains jaunes pro-"potes" ne condamnaient guère au nom de la " tolérance" et d'un prétendu antiracisme ainsi dévoyé.

Que disait donc Bedos qui, à l'époque, avait encore toute sa lucidité ? Ceci :

"La tolérance ! Elle a bon dos !

Est-ce que vous laisseriez des cannibales venir bouffer vos enfants... au nom de la tolérance ?"

Eh oui, c'était la belle époque où il avait encore de l'humour non hémiplégique loin des plateaux de Canal-Plus-gaucho-tu-meurs.

Sans souscrire à la vieille plaisanterie : "La tolérance, il y a des maisons pour ça" [ traduction pour les jeunes ignorants des charmes du temps passé : il s'agit des "bordels", alias "maisons de tolérance"] , je dirai qu'il y a des individus ou des groupes dont les pratiques et les propos ne méritent aucune tolérance... et que malheureusement on tolère beaucoup trop, par lâcheté ou conformisme militant.

C'est pourquoi, si j'en respecte l'idéal et le concept, je ne supporte guère le mot "tolérance" dans certaines bouches , ni d'ailleurs le mot "citoyen", ni quelques autres que l'on cuisine à toutes les sauces, à l'usage de la bien pensance et au profit d'intolérables nuisibles... notoirement intolérants.

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     Je reproduis ici un courriel envoyé par Sylvia à propos de ce billet. Ainsi que ma réponse...

"Je suis bien d'accord avec toi sur les excès de l'antiracisme qui ne se contrôle plus, qui prend parti pour des étiquettes et non des valeurs.

Si tu me permets, je voudrais tout de même te dire que je ne décrie pas tout chez les pro-potes. Attention, je ne suis pas en train de moraliser, mais la critique perd de sa force à être généralisée. Ca fait à mon humble avis un peu amer, revenu de tout, plus-droito-tu-meurs.

Encore que notre Sarkozy prône la discrimination positive ! Si j'étais musulmane, j'y verrais la pire marque de mépris, la preuve qu'on me juge incapable d'"y arriver" sans coup de pouce ! Je suis contre la discrimination de quelque signe algébrique qu'elle soit.

Je me suis fait huer à une réunion par l'ultra-gauche pour l'avoir accusée d'"empathie sélective" !

Je suis d'accord avec toi, c'est grave ! Les Français sont tellement traumatisés par la colonisation qu'ils sont prêts à accepter une forme avancée de colonisation de la France : qu'est-ce d'autre que le fait de nous laisser imposer des usages, des costumes, des moeurs, des lois, des idées contraires à celles de la France ? Où est passé l'esprit de Résistance ? A quoi sert la Résistance à la conquête d'une terre, sans la Résistance à la conquête de ses valeurs, si chèrement acquises au fil des siècles (la laïcité par exemple, la mixité des hôpitaux, des piscines, le droit à l'enseignement de l'Histoire, etc...)? Toute velléité de Résistance est montrée du doigt, culpabilisée, taxée de "racisme".

J'avoue que parfois j'ai peur pour la France et l'Europe.

Et je ne sais pas si la belle Ségolène ou le piaffant Sarko vont tirer nos enfants de là"...

     Sylvia

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Merci , Sylvia, pour tes remarques, toujours d'une grande finesse. J'accepte bien volontiers tes critiques, sachant, avec Talleyrand, que "ce qui est excessif est insignifiant".Mais mon tempérament "scorpionesque" ne m'incite guère ni au "flegme" ni à la nuance. C'est ainsi !

Cela dit, si j'étais "revenu de tout", je cesserais de publier mes billets "réactionnels... (et non réactionnaires) et je cultiverais mon "jardin d'autommne" en me foutant complétement de la déliquescence de notre beau pays livré à la barbarie. Mais j'ai des enfants, et une petite-fille, et je suis, moi aussi, fort inquiet pour l'avenir que certains se résignent à leur imposer.

Quant à ta remarque à propos de "critique généralisée", mes cibles sont assez précises, me semble-t-il, et visent ce que j'appelle la "démagauchie". Et, par ailleurs, je persiste à penser que la propagande du style "touche pas à mon pote" a été partiellement nuisible, même pour ceux qu'elle était censée protéger, donnant à certains individus, certes minoritaires mais très actifs et organisés, tout loisir de nuire impunément.

Pour l'essentiel, je crois néanmoins que nous sommes d'accord.

Charlie